Le harcèlement

ACVS-49

 

Association Contre les Violences Scolaires et Extra-scolaires 49

 

"Sous prétexte de tolérance, on devient complaisant."

Le harcèlement est une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique commise avec l’intention de nuire.

Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école.

Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement.

Trois caractères majeurs permettent de définir le harcèlement :

- le ou les agresseurs agissent dans une volonté délibérée de nuire,

- les agressions sont répétées et s'inscrivent dans la durée,

- la relation entre l'agresseur ou les agresseurs et la victime est asymétrique.

Sont donc exclues les bagarres et disputes entre élèves : pour qu'il y ait harcèlement, il faut que la victime ne soit pas ou ne se considère pas comme étant en situation de se défendre.

La pratique du harcèlement est indissociable de la mise en place d'une situation de domination.

Les différentes formes de harcèlement :

Le harcèlement physique

- des coups, pincements, tirage de cheveux…

- des bousculades, jets d’objets

- des vols et rackets

- des dégradations de matériel scolaire ou de vêtements

- des enfermements dans une pièce

- des violences à connotation sexuelle : voyeurisme dans les toilettes, déshabillage et baisers forcés, gestes déplacés…

- des « jeux » dangereux effectués sous la contrainte

Le harcèlement moral

Ce type de violence – verbale, psychologique et symbolique – est plus discret que le harcèlement physique, et donc plus difficile à détecter par les adulte, il en existe trois types :

- le harcèlement verbal (exemple : insultes répétées)

- le harcèlement émotionnel (exemple : humiliation, chantage, ostracisme)

- le harcèlement sexuel (exemple : provocations sexuelles verbales, gestes déplacés)

Exemple de harcèlement moral :

- l’utilisation de surnoms dévalorisants

- des moqueries, insultes, menaces

- des humiliations, chantages

- des propagations de fausses rumeurs

- des pratiques de discrimination, d’exclusion et de mise à l’écart

Les conséquences du harcèlement en milieu scolaire sont graves et multiples :

- décrochage scolaire voire déscolarisation (des études montrent que la peur des agressions expliquerait 25% de l'absentéisme des collégiens et lycéens),

- désocialisation, anxiété, dépression,

- somatisation (maux de tête, de ventre, maladies),

- conduites autodestructrices, voire suicidaires.

Outre les effets à court terme, le harcèlement peut avoir des conséquences importantes sur le développement psychologique et social de l'enfant et de l'adolescent : sentiment de honte, perte d'estime de soi, difficulté à aller vers les autres et développement de conduites d'évitement.

Le harcèlement entre élèves est une violence dans laquelle les pairs sont amenés à jouer un rôle particulier. La relation victime-agresseur-spectateurs est centrale, le harceleur parvenant à faire de ses camarades spectateurs les complices de ses actes installant ainsi une relation de domination sur la victime.

Harceleurs et harcelés partagent souvent la même vulnérabilité. Ils ont d’ailleurs souvent été camarades autrefois, montrant par là qu’ils avaient des affinités. Tous les deux partagent des difficultés relationnelles et une mauvaise estime de soi mais ils ne le gèrent pas de la même manière.

Le harceleur

Pour dépasser un sentiment ou une crainte de faiblesse, masquer une image de soi fragile, le harceleur s’impose par la force ou une certaine forme de vantardise.

Le caractère furtif des actions jouant sur de nombreux registres, à la fois verbal et physique, est destiné à rendre les attaques parfaitement visibles aux yeux des camarades mais suffisamment discrètes aux yeux des adultes pour ne pas trop attirer leur attention.

La résignation et le silence de la victime

Plus vulnérables que les autres enfants, les victimes de harcèlement parlent encore moins volontiers que les élèves qui subissent d’autres types de violences scolaires. Parce qu’ils ont peur des représailles, mais aussi parce qu’ils ont honte.

Repoussée par ses pairs, réduite au silence et ne se plaignant jamais, la victime est trop souvent perçue comme peu sociable par les adultes, ce qui la prive de leur soutien.

La caution des spectateurs

Le harcèlement est un phénomène de groupe.

Les spectateurs, témoins actifs ou passifs du harcèlement, jouent un rôle essentiel dans le déroulement des faits.

En ne dénonçant pas ce qui se déroule sous leurs yeux, ils valident le processus du côté du harceleur qui se sent conforté, mais aussi du côté de la victime qui se trouve définitivement privée d’aide et d’empathie, ce qui accentue son isolement et fait le lit de la honte et de la perte de l’estime de soi.

Il peut arriver qu’un spectateur puisse devenir à son tour soit harceleur, soit harcelé.

 

source site Agir Contre le Harcèlement à l'école

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/