Les pratiques à risques

 

“Que voulez-vous que nous fassions, nos enfants ont des comportements à risques et on n’y peut rien !”

 

Les pratiques à risques qui se déroulent au sein des établissements scolaires ou à l’extérieur sont des phénomènes récurrents.

Ces pratiques peuvent servir de défouloir et sont pratiqués pour éprouver des sensations intenses qui donnent aux jeunes un sentiment d’existence. Ils se mettent en danger, sans en avoir réellement conscience, ni penser aux conséquences négatives de ces pratiques.

On évoque surtout les « jeux » d’agression et les « jeux » de non-oxygénation. On distingue les « jeux » intentionnels et les « jeux » contraints.

Les « jeux » de non-oxygénation, d’évanouissement, de strangulation ou de suffocation tournés vers l’expérimentation du corps tels que « trente secondes de bonheur », « rêve bleu », « rêve indien », « jeu du cosmos », « jeu des poumons », « jeu » de la tomate, « de la grenouille »... Le plus connu est le « jeu » du foulard.

Les « jeux » d’agression, où il est fait l’usage de la violence physique gratuite, généralement par un groupe de jeunes envers l’un d’entre eux.

On distingue :

- d’une part, les jeux intentionnels auxquels les jeunes participent de leur plein gré tels que le « jeu » du cercle infernal, le « jeu » de la cannette, le petit pont massacreur ou la mêlée, la tatane1, etc.,

- d’autre part, les jeux contraints où l’enfant qui subit la violence du groupe n’a pas choisi de participer (le « jeu » des cartons rouges, le « jeu » de la ronde ; le « jeu » de la mort subite ou de la couleur, etc.).

La participation à ces pratiques est généralement motivée par le sentiment d’appartenance à un groupe, en suivant le leader, ou par intimidation.

Cette liste est loin d’être exhaustive : de nouvelles pratiques apparaissent régulièrement et se développent au gré de l’imagination.

Les conséquences physiques et psychologiques de ces pratiques pour les « joueurs » ou victimes sont extrêmement importantes, pouvant aller de séquelles physiques, de lésions cérébrales irréversibles ou non, au coma voire au décès.

Les répercussions psychologiques pour les enfants les plus jeunes peuvent se traduire par des phobies scolaires, voire un état de stress post-traumatique plus ou moins prononcé.

Il existerait trois profils de participants à ces pratiques :

- les occasionnels, la majorité, qui expliquent leur participation par la curiosité et la découverte de sensations nouvelles ;

- les réguliers, peu nombreux, dont certains seraient déjà habitués à d’autres conduites à risques, et qui seraient à la recherche de sensations fortes ;

- les suicidaires et les personnalités perturbées ou fragiles, rares.

 

 

On voit aussi apparaître dans ces pratiques dangereuses des comportements de mises en défi qui se développe dans les établissements scolaires, à l'extérieur et surtout sur les réseaux sociaux.

Ce sont souvent des défi qui peuvent paraître anodin mais peuvent devenir dangereux voir mortel.

 

 

source site Agir Contre le Harcèlement à l'école

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ACVS-49

 

Association Contre les Violences Scolaires et Extra-scolaires 49